M. Beauregard accompagnait ce jeudi le député libéral de Longueuil-Saint-Hubert, Natilien Joseph, à la rencontre du Comité permanent qui a entamé un examen de la stratégie canadienne Vers un chez-soi.
Il a surtout mis l’accent sur l’importance de prévenir l’itinérance plutôt que d’intervenir une fois les personnes en crise.
Gilles Beauregard a rappelé que la perte d’un logement abordable demeure la cause principale de l’itinérance et que les investissements fédéraux doivent soutenir la création de logements accessibles.
Il souhaite voir rehaussé et indexé l’aide apportée aux groupes aidants.
Selon lui, il faut aussi agir tôt auprès des jeunes et des personnes vulnérables pour éviter qu’elles ne basculent dans l’itinérance chronique et aller au-delà des zones dites désignées.
Les intervenants soulignent également que la Rive‑Sud fait face à une hausse marquée de l’itinérance, visible et cachée, ce qui exige davantage de présence sur le terrain pour repérer rapidement les personnes vulnérables
De plus, M. Beauregard insiste sur la nécessité d’un accompagnement humain et ajoute que la prévention coûte moins cher.
Les experts rappellent que la prévention coûte moins cher, alors que l’UMQ estime à 70 000 $ par personne les coûts annuels liés à l’itinérance.
Le directeur de la TIRS affirme aussi que les policiers, notamment à Longueuil, développent une expertise essentielle pour identifier les situations à risque avant qu’elles ne dégénèrent.

Du côté fédéral, Ottawa reconnaît l’urgence d’agir sur deux fronts : soutenir les personnes déjà en situation d’itinérance et renforcer la prévention, surtout auprès des jeunes.
Le gouvernement veut améliorer le programme Vers un chez‑soi, revoir la question des communautés désignées et intégrer les recommandations du terrain.
L’objectif est clair et c’est celui de mieux coordonner les acteurs, intervenir plus tôt et offrir des solutions durables.


