Ces derniers demandent par une pétition un moratoire sur le développement à venir.
Sylvain Lambert avoue l’impuissance de la Ville face aux projets de développement de l’Aéroport métropolitain de Montréal (MET).
Sylvain Lambert, aussi conseiller du district Vieux-Saint-Hubert – De la Savane affirme que la Ville fait tout son possible pour s’assurer que ce développement se fasse de la façon la plus responsable possible.
Mais, il ajoute que les opérations sont hors de la juridiction municipale, c’est plutôt de juridiction fédérale.
M. Lambert rappelle cependant que les organismes, tout comme les représentants de Longueuil ont des pouvoirs de dialogue avec le MET.
Il soutient que des efforts ont été faits notamment pour le bruit et les vols commerciaux de nuit.
Une table de concertation citoyenne a été formée d’élus, de résidents et de représentants du MET pour discuter des enjeux et proposer des solutions.
Les vols de nuit ont été interrompus, rappelle-t-il.
L’exception à la règle la nuit demeurent les vols médicaux d’urgence, les vols militaires ou encore privés non soumis aux gestions municipales.
M. Lambert a aussi abordé le sujets des écoles de pilotage en réaffirmant que c’est le principal irritant, mais, encore une fois, la Ville n’a pas d’autorité sur ça, sauf que le MET travaille à diminuer de différentes façons ces vols-là.
Mais, ajoute-t-il, «des propriétaires jugent qu’ils ont un droit de faire voler leurs petits avions.
Enfin, dit M. Lambert, les retours de plaintes citoyennes formulées devraient se faire de façon rapide et régulière.
Des membres de la Coalition Halte-Air demandent, par voie de pétition avec plus de 6000 signatures, un moratoire sur le développement de l’aéroport.
Les membres d’Halte-Air se préoccupent de façon importante de la santé publique, de la retombée de particules fines et la pose de capteurs, mais ce serait aussi parmi les dossiers en cours.
Ils disent vouloir limiter le réchauffement climatique et les émissions de gaz à effet de serre pour contribuer à atteindre la carboneutralité en 2050.
Le document demande à DASH-L un inventaire exhaustif des émissions de GES prévues dans le cadre de ses projets de développement.
Le conseiller Lambert rappelle que le MET travaille pour connaître et contrôler les retombées de particules ultra-fines.

Le professeur Julien Keller, dit que selon les données de Statistique Canada, le nombre de mouvements d’avions à piston à l’aéroport de Saint-Hubert a augmenté de 20% en quatre ans.
Il demande aux élus de l’agglomération de reconnaître publiquement tous les enjeux sanitaires associés à l’expansion de l’aéroport et de mettre en place un véritable plan de protection des citoyens.
C’est particulièrement sur les enjeux de rejets de plomb et de particules ultra-fines et les risques sur la santé des enfants.

L’ex-maire Martin Murray de la Ville de Saint-Bruno-de-Montarville a pris la parole et rappelle qu’en 2016, lorsqu’il était maire de Saint-Bruno, il s’était opposé à la municipalisation de l’aéroport, qui était alors une compétence d’agglomération.
On en voit aujourd’hui les conséquences, dit-il.
Il rappelle que le 2 février 2023, la mairesse de Longueuil, Catherine Fournier, se réjouissait conjointement avec le directeur général de ce qu’il s’appelait à ce moment-là l’aéroport de Montréal-Saint-Hubert de la conclusion d’une entente historique visant à assurer « un développement aéroportuaire positif et un vivre-ensemble harmonieux avec la population de la région ».
M. Murray soutient que, trois mois plus tôt, l’Office de participation publique de Longueuil avait déposé son rapport relatif au devenir de l’aéroport.
Il y était expressément écrit en, page 7, ajoute-t-il, qu’il fallait, avant de soutenir l’idée d’une éventuelle augmentation des vols, « que la Ville de Longueuil s’appuie sur l’information fiable, à jour et complète ».
L’ancien maire soutient aussi la valeur imposable du terrain en affirmant que c’est un peu moins de 28 dollars du mètre carré.
Il dit que ça rapportera 2,6 M$ en taxes foncières à la Ville de Longueuil en 2026, beaucoup moins pour un tel terrain, qui est facilement 25 fois plus.
Ces citoyens demandaient une réflexion sérieuse et approfondie sur le devenir de cet immense terrain.
Martin Murray a demandé à la mairesse Fournier si elle avait le sentiment et la conviction profonde d’avoir été à la hauteur dans le dossier de l’aéroport.


