Déjà doté d’une solide feuille de route, il occupe depuis peu la fonction de colonel honoraire du 438e Escadron tactique d’hélicoptères, unité de la Réserve aérienne de l’Aviation royale canadienne.
Pour M. Lévesque, cette assermentation n’est pas qu’un titre protocolaire ; c’est un retour aux racines. Ancien cadet de l’aviation à Saint-Jean-sur-le-Richelieu et réserviste dans la vingtaine au sein du 34e Bataillon des services à Saint-Hubert, il renoue avec une institution qu’il a côtoyée dès son plus jeune âge.
« C’est une belle reconnaissance, une tape dans le dos, mais c’est surtout le début d’un nouveau chapitre », confie-t-il avec humilité, succédant à des figures marquantes comme Jacques Duchesneau.
La défense au service des affaires (et vice-versa)
Dans son rôle à la CCIRS, Jean-François Lévesque voit dans cette nomination une occasion en or de rapprocher deux mondes qui s’inspirent mutuellement. Alors que le Canada investit massivement en défense, il souhaite que le milieu civil comprenne mieux les impératifs militaires, et que les forces armées saisissent les réalités du milieu des affaires.
Le 438e Escadron, basé à la Garnison Saint-Hubert, se trouve au cœur de la zone d’innovation aérospatiale. Pour le directeur de la Chambre, le lien est naturel : « Le secteur militaire est souvent à l’origine de technologies qui trouvent ensuite des applications civiles. C’est ce mariage d’innovation et d’agilité que nous devons encourager. »
La valeur ajoutée du réserviste en entreprise
L’un des messages que porte le nouveau colonel honoraire concerne les réservistes. Le 438e est une unité mixte, composée pour moitié de civils qui servent à temps partiel. Pour M. Lévesque, ces travailleurs sont des actifs précieux pour les entreprises de la Rive-Sud.
« L’avantage pour une entreprise d’embaucher un réserviste, c’est de profiter d’une formation et d’une rigueur acquises dans le milieu militaire pour les ramener dans le milieu de travail civil. »
Un regard tourné vers l’avenir
Celui qui a jadis enseigné la littérature et étudié le droit international humanitaire porte aujourd’hui un regard lucide sur les outils modernes, comme l’intelligence artificielle. Pour lui, qu’il s’agisse de diriger une chambre de commerce ou de conseiller un escadron, l’essentiel reste l’humain. « La technologie est un outil formidable, mais il doit toujours rester derrière des humains qui font preuve de jugement et d’esprit critique », fait-il valoir.
En acceptant ce rôle de colonel honoraire, Jean-François Lévesque confirme sa volonté de servir sa collectivité sur tous les fronts. Il devient ainsi le trait d’union essentiel entre la rigueur militaire et le dynamisme économique de la Rive-Sud, prouvant que le leadership, qu’il soit en uniforme ou en complet, repose sur une seule et même valeur : l’engagement envers les autres.


