L’organisme recommande, dans un rapport complet, d’augmenter les places réservées aux femmes dans les refuges et d’ouvrir un centre de jour qui leur serait dédié.
Il demande aussi l’implantation d’un refuge permanent au centre-ville pour remplacer la roulotte de la Halte-Répit.
Les femmes itinérantes demeurent particulièrement vulnérables, y voit-on dans ce document.
Elles subissent davantage de violence et évitent parfois de dormir pour se protéger.
Des enjeux de sécurité persistent , et ce, malgré l’ajout d’une salle réservée aux femmes à la Halte-Répit.
Ce que le rapport indique
Le rapport réclame également une politique officielle sur les campements afin d’en baliser l’encadrement.
Certains sites, dont celui du parc Marie-Victorin, présentent des conditions jugées préoccupantes.
Les personnes en situation d’itinérance dénoncent une insécurité constante marquée par des déplacements forcés, de la stigmatisation et des difficultés à combler leurs besoins essentiels.
Les commerçants constatent une hausse de situations problématiques.
Les organismes communautaires et partenaires institutionnels observent aussi une montée des tensions et de l’insécurité dans l’espace public.
Ce que soutiennent les participants
Les intervenants jugent insuffisants le nombre de places et de ressources humaines pour répondre à la demande croissante en itinérance.
L’implantation de nouvelles ressources divise les communautés, notamment en raison des enjeux de cohabitation dans les quartiers.
Les solutions privilégiées misent sur l’éducation, le logement, l’accès aux services spécialisés et l’implication des personnes itinérantes dans la gouvernance, soutiennent les intervenants.
Des solutions possibles proposées
La commission propose une série de solutions structurantes pour mieux répondre à l’itinérance.
Elle recommande l’ouverture d’un refuge permanent au centre-ville et l’adoption d’une politique officielle encadrant les campements.
Elle souhaite augmenter les places pour les femmes et étudier la création d’un centre de jour qui leur serait dédié.
Le rapport préconise aussi le développement d’installations répondant aux besoins essentiels, le renforcement du travail de rue et des équipes de proximité, ainsi que la formation des milieux en contact avec l’itinérance.
La commission mise également sur une meilleure information du public, une médiation sociale accrue et davantage d’espaces de dialogue entre personnes itinérantes, citoyens et commerçants.
Catherine Fournier à l’écoute
La mairesse de Longueuil, Catherine Fournier, affirme que la Ville adapte ses services et entend poursuivre ses actions dans le cadre du Plan de lutte à l’itinérance 2024-2026.


