Les élus réagissent à la suite d’une démarche participative menée par l’Office de participation publique de Longueuil (OPPL).
Ainsi, l’administration municipale affirme que plusieurs recommandations s’inscrivent déjà dans son Plan d’action de lutte à l’itinérance 2024-2026 et dans sa Stratégie d’habitation.
La Ville indique que parmi les actions en cours figure l’adoption prochaine d’un protocole de gestion des campements.
Ceci viendra clarifier les balises et les responsabilités de chacun.
La Ville mise aussi sur le développement de logements favorisant la réinsertion.
Elle soutient notamment le projet Un toit pour tous, dont la première phase de 30 logements est complétée.
Ce projet comptera ultimement 84 unités pour des personnes à risque d’itinérance.
L’agrandissement de Casa Bernard-Hubert et des travaux sur les maisons de chambres s’ajoutent à ces efforts.
De plus, dans le secteur du métro Longueuil–Université-de-Sherbrooke, les ressources ont été bonifiées.
La Halte-Répit offre maintenant une salle réservée aux femmes la nuit, avec intervenant et agent de sécurité.
Un café communautaire ouvert 24 heures sur 24 a aussi été aménagé dans une roulotte voisine.
S’ajoute à cela une vingtaine de places nocturnes et une offre alimentaire, en collaboration avec des organismes du milieu.
Longueuil soutient par ailleurs des formations destinées aux équipes de sécurité, aux commerces et aux institutions, en partenariat avec le SPAL et l’équipe RÉSO.
Elle appuie aussi la Brigade de cohabitation sociale, qui intervient sur le terrain pour faciliter les relations entre citoyens, commerçants et ressources en itinérance.
Un comité de voisinage a également été créé près du 1, Curé-Poirier afin d’améliorer la communication.
D’autres part, Longueuil reconnaît toutefois que ces initiatives demeurent mal connues.
La localité prévoit intensifier ses communications pour mieux faire connaître les services et préciser les bons canaux, dont le 311, pour signaler certaines situations.
Selon la mairesse Catherine Fournier, la Ville va continuer d’assumer un rôle de leadership, tout en rappelant que la crise de l’itinérance dépasse les compétences municipales.
Cette situation nécessite une collaboration étroite entre les trois paliers de gouvernement, avec un accent prioritaire sur le logement.


