Le SPAL envisage créer un projet pilote avec des clients de proxénétisme

Le Service de police de l’agglomération de Longueuil souhaite mettre sur pied un programme pour sensibiliser les clients au fléau de l’exploitation sexuelle.

Selon le SPAL, après avoir fait la lutte aux proxénètes et avoir ciblé les femmes qui en vivent, il est temps de s’attarder à l’éducation des clients, sans les accuser.

Le concept qu’aimerait implanter le SPAL est le John School.

C’est un programme de non-judiciarisation du client en lui exposant les ravages de l’exploitation sexuelle.

A la sortie de la formation, aucune accusation et aucun dossier criminel n’est retenu contre la personne qui l’a suivi

Selon un article d’un quotidien montréalais, il a été prouvé que dans les villes où le programme est offert, le taux de récidive est relativement bas, soit de 7 % à 30 %.

Ainsi, sur par exemple 100 clients à suivre le programme, environ sept vont récidiver.

Ce client, est aussi souvent un père de famille avec un bon emploi monsieur et il peut éviter les problèmes liés à son arrestation grâce au programme qui n’est pas accessible à ceux qui tentent d’obtenir les «services» d’une mineure. 

Auteur : Henri-Paul Raymond