L’édifice construit en 1940 fait l’objet d’un suivi depuis des années, mais une dégradation accrue de certaines surfaces a récemment soulevé des inquiétudes par rapport à la présence d’amiante.
C’est une dégradation, en fait une évolution de l’état de dégradation de certaines surfaces qui a été remarquée comme facteur aggravant», indique le maire.
Le conseil a demandé à la santé publique des avis, et elle a recommandé de fermer de façon préventive le bâtiment le temps que les travaux de rénovation soient faits, et également que des tests soient faits pour s’assurer qu’il n’y a rien qui est volatile.
À la demande de la ville, la Direction de la santé publique a recommandé la fermeture par mesure de précaution.
« Ils nous ont recommandé de fermer de façon préventive le bâtiment le temps que les travaux de rénovation soient faits », précise-t-il.
Aucun problème de santé n’a été rapporté chez les employés qui sont normalement au bureau.
La décision vise plutôt à éviter que de la poussière d’amiante devienne volatile.
Pour les contribuables, la situation pourrait toutefois avoir un impact financier.
« Les travaux, assurément, ça vient de notre budget malheureusement », reconnaît le maire, évoquant des interventions complexes et coûteuses.
Les services municipaux demeurent accessibles, mais sont relocalisés au 630, boulevard Clairevue Ouest, tandis qu’une partie des employés travaille à distance.
Les assemblées du conseil municipal devront également être déplacées.
La loi n’autorise pas des séances ordinaires entièrement virtuelles.
Malgré les travaux à prévoir, la Ville n’envisage pas de démolir l’hôtel de ville.
« C’est un bâtiment qui est patrimonial, donc on veut vraiment le conserver », assure le maire, qui espère maintenant que les tests permettront de limiter l’ampleur des interventions.
Entre-temps les séances du conseil vont devoir être relogées ailleurs et la recherche d’un lieu se fait, dit M. Grisé-Farand.

