Sur 386 répondants, 92 seulement prévoient rester en poste, 75 envisagent un retour aux études, 102 souhaitent changer de carrière et une vingtaine comptent prendre leur retraite d’ici cinq ans.
Le vice-président à l’information, à la mobilisation et à la vie syndicale du syndicat des paramédics, Mathieu Lacombe, estime que ce résultat s’explique surtout par un manque de reconnaissance et des conditions de travail particulièrement exigeantes.
Les paramédics doivent effectuer de longues heures sur différents quarts de travail, en plus d’exercer un métier difficile physiquement et mentalement.
De plus, les salaires sont inférieurs à ceux d’autres professions d’urgence, comme les policiers ou les pompiers.
Les paramédics, qui sont sans convention collective depuis avril 2023, sont en grève avec maintien des services essentiels depuis juillet.
M. Lacombe mentionne que le syndicat a reçu lundi dernier un avis de redressement du tribunal concernant l’un de ses moyens de pression, soit le refus d’accueillir des stagiaires.


