L’accusation de meurtre aurait été causée par un règlement de compte survenu en 1992 et pour lequel il a toujours clamé son innocence.
Cette comparution, ordonnée par le ministre fédéral de la Justice, Sean Fraser, nous rapporte le Journal de Montréal, découle d’une lettre concluant qu’une erreur judiciaire aurait probablement été commise.
Il faut aussi rappeler que Jolivet a été libéré sous conditions en décembre, après 33 ans d’emprisonnement.
Il espère que ce nouveau procès lui permettra d’être enfin reconnu non coupable.
L’homme, âgé maintenant de 68 ans, avait été condamné pour les meurtres de deux trafiquants et de deux jeunes femmes.
Les faits se sont déroulés dans la nuit du 9 au 10 novembre 1992.
Catherine Morin, 20 ans, Nathalie Beauregard, 23 ans, François Leblanc, 32 ans, et Denis Lemieux, 49 ans, ont été abattus à la mitraillette dans un condo de Brossard.
Les analyses balistiques révèlent alors qu’un même pistolet‑mitrailleur .380, jamais retrouvé, a servi au quadruple meurtre.
La police avait alors ciblé Daniel Jolivet, soupçonné d’un règlement de comptes lié au trafic de drogue.
Toutefois, plusieurs témoins clés, présents à l’époque de la comparution de Jolivet, sont aujourd’hui décédés.
De plus, des éléments du dossier se sont effrités.
Le DPCP doit maintenant décider s’il tiendra un procès, abandonnera les procédures ou recommandera un acquittement.
L’audience aurait lieu au palais de justice de Montréal.


