Luis Zuniga, président de l’association les Hispanos de la Rive-Sud, décrit une communauté profondément touchée : « Des membres de l’association ont des proches blessés dont on est toujours sans nouvelles. Parfois, quand on n’a pas de nouvelles, ça ne veut rien dire. Même pas que la personne est morte. Il n’y a tout simplement pas de communication ».
Le séisme frappe un pays qui déjà fragilisé par des années de crise économique. Luis Zuniga décrit le Vénézuéla comme un pays où il manque de tout : « La nourriture, les médicaments et les communications ne sont pas là. Plusieurs pays ont envoyé des équipes de secours, mais on reste pessimiste quant à la reconstruction à long terme. L’aide internationale, c’est ponctuel. Les équipes arrivent une semaine, puis repartent. Mais les gens eux doivent y vivre toute l’année ».
Face à la catastrophe, l’association des Hispanos de la Rive-Sud a lancé une campagne de sensibilisation sur les réseaux sociaux et essaie de faire pression auprès des élus à tous les niveaux pour que des démarches humanitaires formelles soient entreprises.
L’association met en garde contre les arnaques qui prolifèrent en cette période de crise : « La meilleure chose, c’est de se diriger vers le consulat du Venezuela pour s’assurer que l’aide arrive vraiment aux Vénézuéliens », insiste Luis Zuniga.


