Je me souviens : du verglas en 1998

Les jours de verglas de 1998 sont restés gravés dans la mémoire des Montérégiens et des citoyens de l’agglomération de Longueuil.

Ce qu’ils retiennent le plus, c’est le fracas des branches d’arbres qui se brisent sous le poids de la glace, le son des génératrices, les soupers aux chandelles, et surtout la solidarité entre tous.

Ce phénomène météorologique exceptionnel avait duré au total six semaines et son ampleur a eu des conséquences désastreuses sur le réseau électrique.

Le plus fort des précipitations de verglas a été entre le 5 et le 9 janvier et Saint-Hubert avait reçu 54 mm de pluie glaciale.

La pluie a tombé sans cesse durant 80 heures, entre le 5 et le 10 janvier.

La pluie a provoqué l’effondrement de mille pylônes électriques et des dizaines de milliers de poteaux de distribution locale.

L’apogée du drame a été vécue le 10 janvier, alors que la moitié de la population du Québec était privée d’électricité.

Des édifices publics de Longueuil et de Brossard se sont transformés en lieux d’hébergement, dont la Place Longueuil, le Mail Champlain et le centre sportif du cégep Édouard-Montpetit.

L’ex-base de Saint-Hubert servait de point central pour la réception, le tri et la distribution de centaines de tonnes de victuailles.

Le secteur le plus touché par la crise a été surnommé le « triangle noir », formé par les villes de Saint-Jean-sur-Richelieu, de Granby et de Saint-Hyacinthe.

Le courant a été rétabli de façon définitive le 6 février avec l’aide de monteurs de lignes du Québec, du Manitoba et du Nouveau-Brunswick.

Auteur : Henri-Paul Raymond