Comparution d’un ex-employé de Longueuil devant l’OIQ

L’ancien directeur de la direction du génie de la Ville de Longueuil, Christian Fallu, a plaidé coupable à un manquement à l’article 3.02.08 du code de déontologie des ingénieurs, mardi, lors d’une audience du Conseil de l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ).

L’article stipule que : « l’ingénieur ne doit pas recourir, ni se prêter à des procédés malhonnêtes ou douteux, ni tolérer de tels procédés dans l’exercice de ses activités professionnelles. ».

Cette accusation est en lien avec le stratagème de collusion qui a sévit de 2002 à 2009 dans la municipalité.

Le Syndic de l’OIQ reproche à M. Fallu d’avoir fermé les yeux sur le système et d’y avoir participé en fournissant une liste des contrats à venir.

L’ex-employé a expliqué qu’il remettait cette liste au directeur général adjoint de l’époque, Gilles Côté.

Celle-ci se retrouvait ensuite entre les mains des entreprises qui chapeautaient la collusion à Longueuil.

Christian Fallu a exprimé des remords et a dit avoir « manqué de courage » pour dénoncer le stratagème.

Le Syndic a demandé une peine clémente pour l’ex-directeur, soit une amende de 3000$, plus les déboursés et aucune radiation.

Celle-ci s’explique par la pleine participation à l’enquête de la part de Fallu, la reconnaissance de sa culpabilité et le fait qu’il était contraint par ses supérieurs à participer à la collusion.

La peine a été refusée par le Conseil de l’Ordre. Il jugeait qu’elle était trop faible, compte tenu de la durée de la collusion et de l’importance du poste occupé par Christian Fallu.

Le Syndic devra revenir avec une nouvelle proposition de sentence d’ici un mois environ.

Toute cette histoire n’a pas fini de faire couler de l’encre, puisque demain c’est autour de l’ex-directeur général de Longueuil, Guy Bennedetti, de devoir faire face au Conseil de l’OIQ.

Auteur : Philippe Asselin