Sylvie Parent en appelle à l’UPAC et l’opposition parle de diffamation

La bisbille a atteint un point inégalé jusqu’à présent chez les élus de Longueuil avec l’annulation de contrats pour l’entretien de terrains sportifs.

Une décision de l’opposition pousse la mairesse à faire appel à l’Unité permanente anti-corruption (UPAC) et, parallèlement,  la place devant de possibles accusations en diffamation.

Tout a commencé lors dernier conseil de ville, les élus de l’opposition, menés par le conseiller Jacques Lemire, ont forcé le retour en appel d’offres de deux contrats d’une valeur de 2,26M$ pour l’entretien d’une soixantaine de terrains sportifs, et ce, pour une période de 5 ans.

La mairesse Sylvie Parent a affirmé s’interroger sur les véritables motifs de l’opposition de forcer ce retour en appel d’offres et a dit craindre que ses adversaires aient pu céder aux pressions de firmes n’ayant pas obtenus les contrats.

Pour cette raison, Mme Parent a remis le dossier à l’UPAC.

La mairesse vise particulièrement Jacques Lemire, en affirmant que ce dernier siégeait au comité exécutif de la Ville entre 2006 et 2009, soit une période reconnue pour les pratiques de collusion à Longueuil, tel que dévoilé par l’Ordre des ingénieurs du Québec au début de l’année.

L’opposition réfute les allégations de Sylvie Parent et affirme que c’est la période de cinq ans du contrat qui la rendait « mal à l’aise » parce que le conseil se retrouve acculé au pied du mur avec seulement deux soumissionnaires.

Longueuil Citoyen dit être aussi favorable à une enquête de l’UPAC et affirme vouloir fournir son entière collaboration.

Pour sa part, Jacques Lemire qui était au comité exécutif de 2006 à 2009, voit les accusations de la mairesse comme une forme d’intimidation.

Il a ajouté qu’il a entrepris des démarches en diffamation contre Mme Parent.

Auteur : Philippe Asselin