La thérapie plutôt que la prison pour un accusé

Une juge de Longueuil choisit la thérapie au lieu de la prison pour un accusé atteint d’un trouble du spectre de l’autisme.

La juge Julie-Maude Greffe a affirmé être convaincue que la thérapie sera un moyen plus efficace que l’incarcération pour diminuer le risque de récidives de Yanick Toupin.

L’accusé devra donc se plier à des suivis à la clinique de l’Institut Philippe-Pinel pendant sa probation de trois ans.

En juillet dernier, l’homme de 39 ans a plaidé coupable à des accusations de contacts sexuels et de séquestration. Il avait par la suite été reconnu apte à subir son procès malgré un « fonctionnement intellectuel limite ».

Malgré la deuxième chance qu’elle accorde à M. Toupin, la juge Greffe a insisté sur les graves conséquences que l’agression a eues sur la victime.

En juin 2016, Yanick Toupin avait surpris une adolescente de 14 ans près des toilettes du parc René-Veillet, dans l’arrondissement de Greenfield Park. Après l’avoir empoignée par derrière et l’avoir soulevée du sol, il lui a mis une main sur la bouche. Toupin avait ensuite relâché la jeune fille, qui s’était empressée d’alerter son entourage. L’homme avait été arrêté puis incarcéré pendant près de huit mois.

Auteure: Laurence Dami-Houle