On attendait l'annonce Dimanche prochain, mais c'est plutôt aujourd'hui que le manufacturier japonais Toyota a confirmé son retrait de la Formule 1; le championnat 2009 aura donc été le dernier de l'équipe.
Ce n'est pas une surprise puisque les signes se multipliaient depuis quelques semaines, sans oublier que l'objectif principal de la saison n'a pas été atteint, soit obtenir une première victoire dans la catégorie reine du sport automobile. Huit années d'effort sans jamais monter sur la plus haute marche du podium.
Le malheur des uns fait parfois le bonheur des autres: l'espace laissé vacant par Toyota permettra à l'écurie Sauber d'accéder au championnat 2010, elle qui ne détenait qu'une place de 'réserve' comme 14e équipe sur un maximum de 13. Toyota ayant quitté, le compte est maintenant bon pour le clan Sauber dont le patron Mario Theissen a déjà confirmé qu'il discutera du tout avec la FIA sous peu.
Évidemment, le contexte économique aura eu raison de l'investissement en F1 de Toyota, comme ce fut le cas pour Honda il y a près d'un an, idem pour BMW (qui avait déjà annoncé son retrait il y a quelques mois), même histoire pour le manufacturier de pneus Bridgestone (qui complètera la saison 2010 avant de tirer sa révérence).
Cependant, Ferrari affirme que les questions économiques ne sont que des raisons officielles mais secondaires à la réalité: la vraie raison poussant ces grands manufacturiers à quitter la F1, ce sont les éternels guerres et coup bas livrés par les dirigeants du sport. Sans que Ferrari les nomme, on comprend qu'il s'agit bien sûr de la FIA et de la FOM.
Ne serait-ce que pour confirmer cette impression aux yeux de Ferrari, la FIA annonçait aujourd'hui qu'elle demande un avis juridique sur le départ de Toyota, qui s'était précédemment engagé en F1 jusqu'en 2012 avant de lancer la serviette. Également, la FIA affirme indirectement que l'inclusion de Sauber au championnat 2010 dépendra des résultats de cet avis juridique. Allez comprendre, ce n'est pas comme si on pouvait forcer Toyota à rester!
Entre les affirmations de Ferrari, les espoirs de Sauber et les intentions de la FIA, il y aura de quoi parler...
Daniel Bastien