Eau potable : Quel est le plan B en cas de déversement d’hydrocarbure aux sources?

Un rapport étudiant les mesures à prendre et les alternatives potentielles lors d’un déversement de produits du pétrole dans les cours d’eau de son territoire a été rendu public hier par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), dont Longueuil est bien sûr l’une des 82 municipalités représentées.

Comme le rapporte La Presse+, un maximum d’options sont étudiées par le groupe de travail mis en place par la CMM, dans la foulée du projet d’oléoduc Énergie Est.

Même si ce projet d’oléoduc est abandonné, les recommandations de ce rapport seront utiles puisqu’il y a des risques chez quatre oléoducs existants, notamment pour celui datant de 1941.

Par ailleurs, le rapport revient sur la fuite d’hydrocarbures dans le réseau de Longueuil en janvier 2015, disant qu’il a « a mis en évidence le défi de distribuer de l’eau embouteillée pour une population de cette envergure ». Ainsi, le groupe de travail invite les villes à améliorer la distribution d’eau potable en vrac.

Au final, 33 recommandations sont formulées dans le rapport, notamment l’utilisation de bateaux-citernes, l’incitation à ce que les citoyens se dotent d’une réserve de 72 heures d’eau embouteillée, ce que les pompiers pourraient être mandaté de rappeler lors de visites d’inspection des détecteurs de fumée, et de permettre la distribution d’une eau légèrement contaminée.

Le rapport complet de 25 pages est disponible au www.cmm.qc.ca.

Auteure : Brigitte Guay