Le dossier des secondaires 4 et 5 à Chambly a donné lieu à une guerre de mots entre le député caquiste, Jean-François Roberge et la présidente de la Commission scolaire des Patriotes (CSP), Hélène Roberge

Secondaires 4 et 5 à Chambly : guerre de mots autour de l’agrandissement de l’école

Le dossier des secondaires 4 et 5 à Chambly a donné lieu à une guerre de mots entre le député caquiste, Jean-François Roberge et la présidente de la Commission scolaire des Patriotes (CSP), Hélène Roberge sur la possibilité d’agrandissement de l’École secondaire de Chambly.

À l’origine du conflit se trouvent les règles budgétaires en investissement du gouvernement provincial.

Celles-ci stipulent certaines conditions à respecter pour qu’un projet d’agrandissement d’une école puisse être approuvé.

Selon Jean-François Roberge, le cas de Chambly respecte ces règles.
«J’ai reparlé au ministre qui m’a dit:  » Écoutez, il semble qu’elle ait de la difficulté à interpréter les règles budgétaires. Je vais envoyer une lettre disant que c’est correct ».  Madame Roberge dit toujours ce que n’est pas correct… j’ai l’impression qu’elle est contre ce projet, mais qu’elle se cache derrière du ministère!Si elle demande de l’argent pour agrandir l’École secondaire de Chambly, c’est une enveloppe distinte. Ça n’a aucun lien avec l’argent qui est dédié à l’aide aux élèves en difficulté», soutient le député.

Une interprétation qui n’est pas partagée par Hélène Roberge.

«Oh! Je pense qu’ici il y a une interprétation qui est erronée. La lettre ne nous autorise pas à faire un agrandissement de l’école. On peut toujours faire n’importe quelle demande. Le ministère va recevoir toutes les demandes qu’on veut bien faire! La différence, c’est qu’il faut que ces demandes-là soient recevables pour qu’il y ait une autorisation de faire un agrandissement. Il y a d’autres solutions pour faire ça. Premièrement parce que c’est beaucoup de millions de dollars que ça coûterait. Il y a un besoin d’entretien dans les écoles et des besoins en services aux élèves. Le besoin n’est pas d’agrandir une école alors qu’on a de la place à côté» argumente la présidente.

En mars dernier, le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Sébastien Proulx avait dévoilé au député que la Commission n’avait pas fait de demande d’agrandissement, mais qu’elle pourrait en présenter une dans le cadre du Plan québécois des infrastructures.

Le 19 avril, le ministre Proulx a fait parvenir une lettre à Mme Roberge afin de clarifier les nouvelles normes budgétaires.

On peut y lire : «Comme discuté au cours de notre brève rencontre antérieure, j’ai l’intention de corriger [les nouvelles exceptions applicables] lors de la publication des prochaines règles budgétaires en investissement pour l’année 2017-2018 afin de confirmer qu’elle vaut également pour les écoles secondaires.»

Auteur : Yessica Chavez

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *